L’origine des Classes de danger – Classe 2
Après avoir présenté l’origine de la classe et des étiquettes de danger de la classe 1, nous nous intéressons aujourd’hui à la classe 2.
La deuxième classe de danger concerne les gaz. Classifiés dans les années 1960 par l’ONU, Elle comportait notamment les matières présentant un :
- risque de pression lié aux contenants sous pression,
- risque d’explosion,
- danger du aux effets chimiques ou physiologiques (toxiques, asphyxiants, etc.).
À l’origine, les gaz n’étaient pas regroupés dans une classe unique, comme c’est le cas aujourd’hui.
Ils étaient répartis entre la classe 1 et la classe 3 :
- Les gaz comprimés, liquéfiés ou dissous relevaient de la classe 1d et portaient l’étiquette 11, qui deviendra plus tard l’actuelle étiquette 2.2 (gaz non inflammables, non toxiques).
- Les autres gaz, classés avec les matières de la classe 3 (liquides inflammables), portaient quant à eux l’étiquette « 2A », de couleur rouge avec une flamme noire.
Cette représentation traduisait alors un danger d’incendie commun aux liquides et gaz inflammables.

Évolution des subdivisions
Au cours des années 1970, la nécessité de différencier les divers risques liés aux gaz s’est fait sentir. Trois subdivisions ont alors été créées et sont entrées en vigueur dans les années 90 :
2.1 – Gaz inflammables
Étiquette rouge arborant une flamme blanche ou noire. Avec le temps et les nombreuses mises à jour, la flamme blanche a été progressivement remplacée par une flamme noire pour une meilleure lisibilité.

2.2 – Gaz non inflammables et non toxiques
Conçue pour distinguer les gaz « moins dangereux » mais nécessitant tout de même des précautions, cette catégorie conserve l’ancienne étiquette 11 de couleur vert clair, avec une bouteille de gaz. La couleur a évolué vers un vert plus foncé au fil des années.

2.3 – Gaz toxiques
L’étiquette est blanche, arborant un crâne humain sur deux tibias entrecroisés.
Ce pictogramme, dans toutes ses variantes, rappelle immédiatement les pavillons pirates et corsaires qui, dans l’histoire maritime, servaient à signifier des intentions hostiles et à intimider les navires attaqués.
Dans l’imaginaire collectif, ce symbole est ainsi associé au danger extrême. Historiquement, il portait la signification du « Memento mori » – en latin, « Souviens-toi que tu vas mourir ». Cette portée symbolique et historique renforce la gravité du risque que représentent les gaz toxiques.

L’information insolite des Gaz
Saviez vous que le protoxyde d’azote (N₂O), aussi appelé gaz hilarant, est classé gaz non inflammable et non toxique (2.2). Sur le papier, il semble relativement inoffensif. Sauf que ce gaz a été impliqué dans plusieurs explosions dans des camions de cuisine de rue ou bars ambulants, notamment en Europe dans les années 2010, à cause de fuites ou de manipulations incorrectes de cartouches sous pression utilisées pour faire de la chantilly ou des cocktails.
Pour classifier comme non inflammable, le protoxyde d’azote peut dans certaines conditions (pression, chaleur, confinement), exploser violemment.
Ces accidents ont conduit plusieurs pays à reconsidérer la légèreté de sa classification dans certains usages.