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L’origine des classes de danger – Classe 4

Les matières de la classe 4 regroupent aujourd’hui trois familles distinctes :

  • Les matières solides inflammables, les matières autoréactives et les matières explosibles désensibilisées
  • Les matières sujettes à l’inflammation spontanée
  • Les matières qui, au contact de l’eau, émettent des gaz inflammables

Dans le premier règlement de transport, ces matières n’étaient pas encore classées sous une même classe, mais possédaient leurs propres étiquettes de danger, reconnaissables et spécifiques.

Classe 4 premières étiquettes
Classe 4 premières étiquettes

Solides inflammables, autoréactifs et explosibles désensibilisés

Ces matières étaient initialement classées avec les classes 2 et 3, mais devaient être identifiées par l’étiquette 2B : Une flamme noire sur un fond rayé rouge et blanc à bandes verticales équidistantes, traduisant un danger d’incendie.

Sans modification notable au fil des années, cette étiquette deviendra officiellement l’actuelle étiquette 4.1.

Matières sujettes à l’inflammation spontanée

Classées à l’origine dans la classe 2, elles portaient l’étiquette 2C : Une flamme noire sur un fond blanc avec une partie inférieure rouge. Cette signalétique deviendra plus tard l’actuelle étiquette 4.2.

Matières émettant des gaz inflammables au contact de l’eau

Elles figuraient dans la classe 1e et étaient identifiées par l’étiquette 2D : Une flamme blanche sur fond bleu, couleur probablement choisie pour symboliser le risque lié à l’eau.

Dans les versions suivantes, la flamme pouvait être blanche ou noire, jusqu’à ce que seule la flamme noire soit conservée pour former l’actuelle étiquette 4.3.

Classe 4 dernières étiquettes
Classe 4 dernières versions d’étiquettes

Ces étiquettes abordent toute une flamme comme l’étiquette classe 3. Ce symbole universel du risque d’incendie. Cette représentation, héritée des usages militaires et industriels, a été choisie pour sa capacité à évoquer instantanément le feu, la chaleur et l’inflammation.

Un détail que l’on oublie souvent :

Les matières sujettes à l’inflammation spontanée sont plus présentes autour de nous qu’on ne le pense.

En 2022, un yacht a pris feu aux États-Unis sans qu’aucune source de flamme externe ne soit en cause. La faute à des chiffons imbibés d’huile, mal nettoyés et abandonnés en vrac. Dans un espace confiné, la chaleur produite par l’oxydation de l’huile n’a pu se dissiper, provoquant une montée en température jusqu’à atteindre le point d’auto-inflammation.

Résultat : un feu soudain, difficile à maîtriser

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