L’origine des étiquettes transport marchandises dangereuses – Dangereux pour l’environnement
Après notre série d’article consacré aux étiquettes de danger, nous abordons une étiquette qui, bien qu’indispensable dans le transport de marchandises dangereuses, ne correspond pas à une classe de danger. Il s’agit en effet d’un marquage réglementaire destiné à informer sur la nature du ou des produits contenus dans les colis.
La marque dangereux pour l’environnement
Depuis l’essor du transport de marchandises dangereuses à partir des années 60, plusieurs accidents (surtout maritime) ont mis en évidence que certaines substances pouvaient provoquer des dommages massifs et durables aux écosystèmes aquatiques et à la faune.
Avant les années 1990, aucune marque dédiée ne permettait de signaler ce type de danger. Les produits toxiques pour les organismes aquatiques étaient regroupés dans des catégories larges, sans indication visuelle spécifique sur les colis.
Face à ce constat, une première version du pictogramme environnemental apparaît dans les recommandations de l’ONU et dans la réglementation maritime via le Code IMDG. C’est ainsi que naît la marque Polluant marin, aujourd’hui l’un des symboles les plus identifiables dans la classification des matières dangereuses.

À partir des années 1990, les réglementations internationales (ONU, IMDG, puis ADR) intègrent progressivement la notion de risque écologique, notamment la toxicité aquatique.
Au début des années 2000, le pictogramme devient officiellement obligatoire dans le transport routier européen conformément aux prescriptions de l’ADR.

L’adoption du Système général harmonisé (GHS) dans les années 2010 renforce cette harmonisation : le pictogramme représentant un poisson mort et un arbre desséché sur une zone contaminée par de l’hydrocarbure devient le visuel standard international. Il s’agit d’un symbole volontairement explicite, mettant en scène les deux éléments les plus vulnérables des écosystèmes — la faune et la flore — afin d’illustrer clairement les effets potentiels d’un rejet de ces substances dans l’environnement.


Le saviez-vous
Lors de l’introduction de cette marque dans l’édition 2009 des règlements de transport, des différences sont apparues entre les versions ADR, IMDG et IATA. Parfois réprésenté ave une nageoire, des dents, avec une flaque d’hydrocarbure et un arbre aléatoire… Cela a eu pour conséquence la multiplication des variantes visuelles utilisées lors des expéditions.
En 2011, les autorités compétentes ont donc harmonisé le symbole dans les nouvelles versions des réglementations, afin qu’une seule et même marque soit désormais utilisée.
